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Coronavirus 2019 n-CoV

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Retrouvez la situation internationale des cas confirmés de COVID-19 (Coronavirus 2019 n-CoV). Mise à jour par Santé Publique France.
Publié le 03/02/2020 à 14:19. Modifié le 11/02/2020 à 20:05.

Le 31 décembre 2019, l’OMS a été informée de plusieurs cas de pneumonie d’allure virale d’origine inconnue dans la ville de Wuhan en Chine. Le 7 janvier 2020, la découverte d’un nouveau coronavirus, appelé le 2019-nCoV, en lien avec les cas de pneumopathies a été officiellement annoncée par les autorités sanitaires chinoises.

Le 18 janvier, le premier cas est confirmé en Chine dans la ville de Wuhan avant de s’étendre au reste du pays puis dans la proche région : Thaïlande, Japon, Corée du Sud, Taiwan, Hong-Kong, Macao, Singapour, Malaisie, Vietnam, Népal, Cambodge ainsi qu’aux Etats-Unis, Canada, Australie, Emirats Arabes Unis, Philippines, Russie, Royaume-uni, Italie, Espagne, Suède, Inde, Sri Lanka, Allemagne et Finlande.

Le 30 janvier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré une urgence de santé publique de portée internationale - USPPI.

Plusieurs cas ont été confirmés en France, 6 cas le 30 janvier 2020, par le ministère des Solidarités et de la Santé.

Qu’est-ce qu’un coronavirus ?

Les coronavirus sont une grande famille de virus, qui provoquent des maladies allant d’un simple rhume (certains virus saisonniers sont des coronavirus) à des pathologies plus sévères comme le MERS ou le SRAS. Le virus identifié en Chine est un nouveau coronavirus. Il a été dénommé 2019-nCoV.

Quels sont les symptômes de l’infection respiratoire provoquée par le 2019-nCoV ?

En l’état actuel des connaissances, les symptômes principaux sont la fièvre et des signes respiratoires de type toux ou essoufflement. Dans les cas plus sévères, la maladie peut entraîner un décès.

Y a-t-il des personnes à risque pouvant développer une forme grave de la maladie ?

Comme pour beaucoup de maladies infectieuses, les personnes présentant des pathologies chroniques sous-jacentes (détresse respiratoire, personnes fragiles, âgées...) présentent un risque plus élevé.

Quel est le mode de transmission ?

Les premiers cas recensés sont des personnes s’étant rendues directement sur le marché de Wuhan (fermé depuis le 1er janvier) : l’hypothèse d’une zoonose (maladie transmise par les animaux) est donc privilégiée. Compte tenu des nouveaux cas rapportés par les autorités sanitaires chinoises depuis le 19 janvier, la transmission interhumaine est aujourd’hui avérée. L’évolution des connaissances dans les prochaines semaines permettra d’en savoir plus sur les modes de transmission de ce virus, son niveau de transmissibilité, sa virulence, le délai d’incubation et les animaux qui peuvent être porteurs.

Y a-t-il des restrictions de voyage ?

Actuellement, l’OMS, dans le cadre du règlement sanitaire international (RSI), ne recommande aucune restriction de voyage ou de commerce. Toutefois, dans un contexte évolutif et à titre de précaution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères déconseille les voyages vers la Chine sauf raison impérative et recommande aux Français - en particulier aux familles - qui vivent en Chine et qui n'ont pas de raisons essentielles d’y rentrer, de se tenir éloignés momentanément du pays et de différer leur retour. Dans un contexte évolutif et à titre de précaution, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères recommande aux Français - en particulier aux familles - qui vivent en Chine et n'ont pas de raisons essentielles d’y rentrer, de se tenir éloignés momentanément du pays et de différer leur retour.

Quelles sont les mesures décrites dans le règlement sanitaire international et qui pourraient être prises si la situation s’aggravait ?

Les mesures temporaires que l’OMS est susceptible de prendre sont listées dans les articles 15 à 18 du Règlement sanitaire international (2005).

Quand l’OMS parle de source animale, cela pourrait-il inclure en théorie de la viande ou du poisson cuits et tous types d’animaux ?

Quand la viande est cuite, les virus sont détruits. La consommation de produits animaux peu ou pas cuits, incluant le lait et la viande, présente un risque important d’infection par une grande variété d’organismes susceptibles de causer des maladies chez l’Homme. Les produits animaux préparés de manière appropriée, en les cuisant ou les pasteurisant, peuvent être consommés mais doivent aussi être conservés avec soin, pour éviter une contamination croisée avec de la nourriture non cuite.

Quelle est la définition de cas ?

La définition des cas est disponible sur le site de Santé publique France. Elle est actualisée en fonction de la disponibilité de nouvelles données sur les caractéristiques du nouveau virus.

Comment se fait le diagnostic ?

Le diagnostic est suspecté devant des signes d’infection respiratoire aiguë basse, quelle que soit sa gravité, avec une fièvre ou une sensation de fièvre, chez une personne revenant de Chine dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes, conformément à la définition de cas.

Quels sont les traitements disponibles ?

A ce jour, aucun traitement spécifique n’a été identifié pour ce nouveau coronavirus. Plusieurs traitements, actuellement utilisés dans d’autres pathologies virales, sont en cours d’évaluation en France, en lien avec l’OMS pour être utilisés contre le 2019-nCoV. Dans l’attente, le traitement est symptomatique.

Peut-on attraper la maladie par l’eau ?

A ce jour, il n’a pas été rapporté de contamination par l’eau. Cette maladie est à transmission respiratoire et probablement de l’animal à l’homme, mais la source n’est pas encore identifiée.

Quelle est la contagiosité de la maladie ?

La transmission interhumaine est avérée mais le nombre de cas secondaires liés à un cas initial n’est pas encore déterminé. Des investigations sont en cours pour déterminer le degré de contagiosité et les modes de transmission. Des cas intrafamiliaux sont décrits et certains soignants ont été contaminés en ne respectant pas les précautions d’hygiène.

A partir de quelle distance une personne peut-elle contaminer les autres ?

La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc que les contacts étroits avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection.

Est-il possible de mettre à disposition de la population des masques adaptés pour se protéger efficacement d’éventuels contamination (Transports en commun, environnement de travail et autres ?)

Le port du masque chirurgical est recommandé pour les personnes qui ont séjourné en Chine pendant les 14 jours suivant leur retour et pour malades symptomatiques pour éviter de diffuser la maladie par voie aérienne. Le port de ce type de masque par la population non malade et n’ayant pas voyagé afin d’éviter d’attraper la maladie n’est pas recommandé et son efficacité n’est pas démontrée. Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, les "mesures barrières" (tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, porter un masque, se laver régulièrement les mains) sont efficaces.

Quelle est la gravité de la maladie ?

Parmi les cas rapportés à date, plusieurs patients ont développé une forme sévère de la maladie, dont certains sont décédés. L’information disponible suggère que le virus peut causer des symptômes similaires à ceux d’une grippe modérée, mais aussi des symptômes plus sévères. La maladie peut également progresser dans le temps chez un patient. Les patients avec des maladies chroniques préexistantes telles que l’hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, maladies hépatiques, maladies respiratoires semblent plus susceptibles de développer des formes sévères, de même que les personnes âgées. L’analyse des informations disponibles sur les cas actuels et les nouveaux cas permettra d'accroître les connaissances sur la maladie.

Peut-on prédire l’évolution de l’épidémie ?

Des travaux de modélisation sont en cours. Les autorités sanitaires suivent attentivement l’évolution de la situation dans le monde. Il est bien sûr trop tôt pour avoir des certitudes.

Le virus peut-il se transmettre par les fluides sexuels ?

Il n’y a aucun élément en faveur d’une transmission par les fluides sexuels à ce stade.

Est-ce que le 2019-nCoV survit dans le milieu extérieur ? Y’a-t-il un risque avec les objets importés de Chine ?

Au vu des données disponibles sur la survie des coronavirus dans le milieu extérieur (quelques heures sur des surfaces inertes sèches) et compte tenu des temps et conditions de transport avec la Chine, le risque d’être infecté par le nouveau coronavirus en touchant un objet importé de Chine est considéré comme extrêmement faible. Les mesures d’hygiène standard (lavage des mains, nettoyage de surfaces) sont efficaces.

Peut-on recevoir sans risque des colis provenant de Chine ?

Concernant les colis provenant de Chine potentiellement touchés par des sécrétions respiratoires, ils sont livrés par bateau, le délai est donc trop long pour la survie du virus, ou par avion où les conditions de transport en soute (air sec) n’est pas favorable à la survie du virus.

Y a-t-il des mesures particulières pour les médicaments produits en Chine ?

Il n’y pas de restrictions particulières concernant l’utilisation des médicaments provenant de la Chine.

Comment s’organise la recherche autour du virus en France ?

Le 10 février 2020, Agnès Buzyn et Frédérique Vidal ont annoncé que l’Etat allait allouer 2.5 millions d’euros supplémentaires pour accompagner la montée en puissance de l’effort de recherche sur le Coronavirus. Le consortium Reacting, coordonné par l’INSERM et placé sous l’égide d’Aviesan, l’alliance de recherche en sciences du vivant et santé, a été mobilisé pour assurer le partage d’informations scientifiques et coordonner l’effort de recherche français.

Je cherche des informations par téléphone sur le nouveau coronavirus ?

Un numéro vert répond aux questions des Français sur le nouveau coronavirus de 09h00 à 19h00 sept jours sur sept : 0 800 130 000. Attention, la plateforme téléphonique n’est pas habilitée à dispenser des conseils médicaux, en cas de signes d’infections respiratoires dans les 14 jours suivant votre retour de Chine il faut contacter le 15.

Quelle est la surveillance mise en place sur le territoire ?

La surveillance des cas possibles est assurée par Santé publique France qui diffuse aussi la définition actualisée des cas.

Quelles sont les recommandations sanitaires pour la population en France ?

À ce stade, il n’y a pas de recommandation particulière pour la population. Comme pour l’épisode actuel de grippe saisonnière, les mesures barrières (tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, porter un masque, se laver régulièrement les mains) sont efficaces.

Quelles sont les consignes dans les transports en commun en France ?

Il n’y a pas de consignes particulières à ce jour. Comme pour l’épisode de grippe saisonnière, les mesures barrières (tousser dans son coude, utiliser des mouchoirs à usage unique, porter un masque, se laver régulièrement les mains) sont efficaces.

Quelle est la procédure de prise en charge pour les cas suspects en France ?

Le cas suspect identifié par un professionnel de santé est signalé au 15. Le SAMU se met en lien avec l’infectiologue le plus proche. À l’issue d’un questionnaire, le cas est classé en possible ou exclu. S’il est un cas possible, il est alors pris en charge et isolé dans un service d’infectiologie. Si c’est un cas exclu, il est pris en charge par son médecin traitant, comme habituellement.

Qu'en est-il des territoires d'outre-mer ?

Aucun cas de coronavirus COVID-19 n’a été confirmé dans les territoires d’outre-mer. Les recommandations restent cependant les mêmes qu’en métropole.

Qu’est-ce qu’un cas autochtone ?

Un cas autochtone est une personne qui développe la maladie et pour laquelle on n’a pas de notion de voyage dans la zone à risque.

Cela pourrait-il arriver en France ?

Le risque provient du contact potentiel d’une personne en France avec un cas importé, c’est-à-dire ayant contracté la maladie dans une zone à risque. Suite au séjour d’un ressortissant britannique, ayant contracté le virus de retour de Singapour, dans un chalet de montagne aux Contamines (Haute-Savoie), 5 nouveaux cas de COVID-19 ont été confirmés le 8 février et 6 contacts proches sont sous surveillance. L’ensemble de ces personnes, qui séjournaient toutes dans le même chalet, ont été hospitalisées dans trois établissements : Grenoble, Lyon, Saint-Etienne. Leur état clinique ne présente aucun signe de gravité. L’Agence régionale de Santé est à la recherche de l’ensemble des cas contacts. L’un des cas positif est un enfant de neuf ans ayant fréquenté trois établissements scolaires du département. Les trois écoles sont dorénavant fermées par mesure de précaution et afin de mener les investigations nécessaires notamment le test diagnostic. Un centre de consultation exceptionnel a été installé le 9 février dans la salle d'animations de la commune de Contamines-Montjoi afin de dépister les enfants de l’école où était scolarisé l’enfant malade. L’Agence régionale de Santé de l’Auvergne-Rhône-Alpes a mis en place un numéro vert le 0 800 100 379 pour répondre à l’ensemble des questions des habitants de la région.

Où sont faits les tests et quel est le délai pour établir un diagnostic ?

Le test est réalisé uniquement en cas de suspicion validée par le SAMU et par un infectiologue référent. Il s'agit d'un test de biologie moléculaire spécifique du nouveau virus coronavirus COVID-19. Le délai pour avoir un résultat est entre 3 et 5h. Le test est réalisé uniquement par les centres nationaux de référence et quelques laboratoires hospitaliers.

Quelle est la procédure mise en place pour les cas contacts ?

Les autorités sanitaires évaluent avec le cas contact son exposition et son risque de contamination et lui délivrent une information sur la maladie due au virus et sur le dispositif de suivi. Ce suivi a pour objectif de vérifier que le cas contact n’a pas été contaminé, et en cas de symptômes, de faire rapidement un diagnostic pour proposer rapidement les meilleurs soins possibles. Au cours des 14 jours suivant le dernier contact avec un malade, la personne considérée comme étant un cas contact doit surveiller l’apparition de tout symptôme de type fièvre ou toux. Les modalités de son suivi sont précisées par l’équipe de professionnels de santé mise en place par l’Agence régionale de santé, en fonction de l’évaluation initiale du risque.

Quelle est la procédure de prise en charge pour les cas suspects en France ?

Le cas suspect identifié par un professionnel de santé est signalé au 15. Le SAMU se met en lien avec l’infectiologue le plus proche. A l’issue d’un questionnaire, le cas est classé en possible ou exclu. S’il est un cas possible, il est alors pris en charge et isolé dans un service d’infectiologie. Si une infection au coronavirus est exclue, il est pris en charge par son médecin traitant habituel.

Quelles sont les mesures mises à en place à l’aéroport ?

Un accueil spécifique des voyageurs est mis en place aux aéroports de Paris-Charles-De-Gaulle et Saint-Denis de La Réunion pour les vols en provenance de Chine, Hong Kong et Macao. Cet accueil est assuré par des personnels d’associations agréés de sécurité civile, en lien avec le service médical de l’aéroport renforcé de professionnels de santé médicaux et paramédicaux issus de la réserve sanitaire du Ministère des Solidarités et de la Santé. Des masques chirurgicaux et des documents d’information en 3 langues (français, anglais et mandarin) sont remis à tous les passagers pour leur indiquer la conduite à tenir pendant les 14 jours suivant leur retour de Chine, de façon à assurer une détection rapide d’éventuels nouveaux cas de coronavirus sur le territoire. Les personnels mobilisés pour cet accueil se tiennent à la disposition des voyageurs pour répondre à leurs interrogations.

Comment sont pris en charge les éventuels patients symptomatiques à l’aéroport ?

Ils sont pris en charge par le service médical d’urgence de l’aéroport. Puis ils sont isolés et pris en charge, comme tout cas possible, par le SAMU Centre 15, conformément aux procédures en vigueur.

Pourquoi la France ne contrôle-t-elle pas la température des passagers à la descente de l’avion, comme le font d’autres pays (USA, Japon...) ?

Cette mesure complexe et pas toujours efficace (autres causes de fièvre, fièvre masquée par des médicaments, délai d’incubation...) n’est pas recommandée par l’OMS à ce jour.

J’habite à l’étranger, qui appeler ?

Le réseau des Ambassades et Consulats est à la disposition des Français de l’étranger et plus particulièrement des ressortissants français en Chine pour répondre à l’ensemble de leurs questions. Par ailleurs, le ministère met à jour régulièrement son site de conseils aux voyageurs.

Il y a-t-il des Français à bord du “Diamond Princess” ?

La présence de trois Français parmi les passagers ainsi qu’un quatrième, membre de l’équipage, a été confirmée à bord du navire de croisière “Diamond Princess” faisant l’objet d’une mesure de confinement au large du Japon. Le consulat de Tokyo, qui suit de près la situation, a pris contact avec les ressortissants Français à bord et est en relation avec les autorités japonaises ainsi que la compagnie de croisière. Le 13 février, le ministère des Solidarités et de la Santé a annoncé que 1 cas a été confirmé parmi les 4 Français présents à bord du “Diamond Princess”. Tous les cas confirmés à bord du navire ont été transférés et hospitalisés dans les hôpitaux de la région.

Qu’en est-il des Français résidant en Chine ?

La France a procédé le 31 janvier et le 2 février, en relation avec les autorités chinoises, à une opération de retour des Français qui le souhaitaient par voie aérienne directe depuis Wuhan. Cette opération comprenait une équipe médicale d’une vingtaine de personnes. A leur retour sur le territoire national, les personnes concernées ont été confinées dans deux lieux d’accueil à Carry-le-Rouet et Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) pendant 14 jours, période maximale d’incubation du virus, sous le contrôle d’une équipe médicale. Dans le cadre du mécanisme européen de coordination, les vols de retour ont également été proposés à l’ensemble des autres ressortissants européens qui le souhaitaient. Dans le même cadre, 35 Français supplémentaires ont bénéficié d’un vol britannique, ils sont arrivés à Aix-en-Provence le 9 février. Concernant les ressortissants français sur place, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères met à jour régulièrement son site de conseils aux voyageurs. Les 180 personnes qui étaient arrivées à Carry-le-Rouet le 31 janvier ont pu quitter le centre dans lequel elles étaient hébergées le vendredi 14 janvier. Elles ont toutes été testées plusieurs fois pour le coronavirus et tous les tests sont revenus négatifs. Les mesures de confinement ont donc été levées et aucun suivi sanitaire supplémentaire n’est requis pour ces personnes.

Les personnes de retour de Chine sont-elles malades ?

L’ensemble des passagers étaient des personnes asymptomatiques, elles ne présentaient donc pas de symptômes du virus, certaines ont présenté des symptômes pendant le vol, elles ont été prises en charge par les équipes médicales à leur arrivée. L’ensemble des personnes prises en charge ont subi un test au coronavirus COVID-19 qui s’est révélé négatif. Par mesure de précaution l’ensemble des bénéficiaires des vols de retour ont été pris en charge par une équipe médicale dans un lieu d’accueil confiné pour une durée de 14 jours, période maximale d’incubation de la maladie. Les éventuels ressortissants français en Chine présentant des symptômes de la maladie pourront bénéficier d’un rapatriement par vol sanitaire pour être hospitalisés en France.

Quels sont les centres d’hébergement choisis ?

Le centre Vacanciel, choisi sur la commune de Carry Le Rouet (13), permet un hébergement sécurisé offrant des conditions de vie adaptées aux familles et aux personnes seules. Depuis le 2 février, un deuxième centre a été aménagé pour recevoir les personnes issues du deuxième rapatriement sanitaire. Ce centre est situé à l’Ecole nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) à Aix-en-Provence. Les conditions de suivi médical sont identiques dans les deux centres.

Qui est présent sur le site ?

Une équipe médicale est présente sur le site 24h/24. D’autres intervenants, qui ne logent pas dans le centre, assurent l’approvisionnement, la logistique et les éventuelles opérations de maintenance du centre. Le centre est sécurisé par des forces de l’ordre.

Comment se déroule le suivi médical ?

Une équipe de professionnels de santé est présente sur site 24h/24 et 7j/7, composée de médecins généralistes, d’infirmiers, de psychologues, d’hygiénistes et d’épidémiologistes. Ils sont identifiables grâce à une tenue spécifique. Ils portent des équipements de protection individuels pour assurer les prises en charge médicales.

Quelles sont les missions de l’équipe médicale du centre ?

Ces professionnels ont pour mission d’assurer un suivi médical actif pendant toute la durée du séjour en surveillant l’apparition d’éventuels symptômes pouvant traduire une infection au nouveau coronavirus (fièvre, toux, difficultés respiratoires). Pour assurer ce suivi, il sera demandé à chaque personne de prendre sa température 2 fois par jour, de noter sa température dans un document de suivi mis à disposition par les professionnels de santé et de signaler sans délai à l’équipe médicale l’apparition des symptômes précités. Si une personne développe ces symptômes, le personnel médical du centre met en œuvre la procédure de prise en charge conformément aux recommandations sanitaires. Les professionnels de santé se tiennent également à la disposition de toutes les personnes présentes sur le site pour les informer, répondre à leurs interrogations, apporter un soutien psychologique et assurer une permanence des soins, comme dans un cabinet médical.

Existe-t-il un risque de contagion pour les riverains ?

La maladie se transmet par les postillons (éternuements, toux). On considère donc que les contacts étroits avec une personne malade est nécessaire pour transmettre la maladie : même lieu de vie, contact direct à moins d’un mètre lors d’une toux, d’un éternuement ou une discussion en l’absence de mesures de protection. Les riverains sont donc hors de danger.

Comment se déroule le quotidien des personnes dans le centre ?

Chaque personne ou famille bénéficie d’un logement indépendant avec des sanitaires individuels. Les produits de la vie quotidienne ainsi que des produits de santé sont mis à disposition des personnes. S’agissant des produits de santé, les personnes nécessitant une prise en charge spécifique (pour le traitement d’une maladie chronique par exemple) sont invitées à se signaler à l’équipe médicale présente sur site. Un service de restauration est organisé dans le centre. Un accès internet (wifi) est mis à disposition ainsi que des divertissements (presse, livres, télévisions, etc.).

Comment les enfants sont-ils pris en charge ?

Chaque famille bénéficie d’un logement indépendant. Tous les produits indispensables aux enfants sont mis à disposition en fonction de leur âge : lait maternisé, couches, repas adaptés, etc. En cas de problème de santé, l’appel à un pédiatre extérieur au centre pourra être assuré par l’équipe médicale présente sur site, si la situation le nécessite.

Comment communiquer avec l’extérieur ?

Les visites ne sont pas autorisées. En revanche, les contacts téléphoniques/visio sont autorisés. Des moyens sont mis à disposition dans le centre d’hébergement (téléphones, connexion internet, wifi).

Quelle est la durée minimale de résidence dans le centre ?

La durée minimale de l’isolement est de 14 jours à partir du départ de Chine ce qui correspond à la période maximum d’incubation du virus.

Un accompagnement psychologique est-il prévu ?

Une prise en charge médico-psychologique est proposée pendant toute la durée du séjour grâce à la présence quotidienne sur site d’un psychologue. Au besoin, un renfort pourra être organisé par une cellule d’urgence médico-psychologique (CUMP). Un espace de confidentialité est prévu à cet effet.

Quelle prise en charge en cas de maladie chronique ou aiguë ?

L’équipe médicale présente sur le site assure les consultations de médecine générale et la dispensation de produits de santé "courants", et, en cas de besoin, d’autres produits de santé pourront être acheminés vers le centre d’hébergement, pour assurer des prises en charge spécifiques (pathologies chroniques notamment).

Quelle est la procédure de prise en charge d’une personne qui présente des symptômes du nouveau coronavirus ?

En cas de suspicion d’infection au nouveau coronavirus pour une personne, conformément à la procédure définie par les autorités sanitaires, le professionnel de santé responsable de l’équipe médicale du centre prendra contact sans délai avec un infectiologue référent qui est en relation avec le SAMU centre 15 pour une évaluation clinique. En cas de classement en "cas possible", conformément aux procédures, la personne sera isolée et prise en charge dans un établissement de santé de référence. La mise en place des mesures d’isolement doit permettre d’éviter la circulation du virus au sein du centre et tout risque de contamination entre les ressortissants si une personne venait à déclarer la maladie. Cependant, si une rupture d’isolement ou de respect des mesures barrière était constatée, la mise en œuvre du protocole d’identification et de prise en charge des sujets contacts de la personne symptomatique classée "cas possible" sera réalisée. Un allongement de la période d’isolement pourra alors être envisagé pour les sujets contacts à risque élevé de contamination.

Comment est organisée la sortie du centre ?

Dès la fin de la période minimale de 14 jours, en l’absence de symptômes et sur avis de l’équipe médicale du centre en lien avec les autorités sanitaires, la mesure d’isolement sera levée.

Sur quelles bases juridiques sont prises les mesures d’isolement ?

Les mesures d’isolement ont été prononcées par arrêté préfectoral sur le fondement de l’article L3131-1 du code de la santé publique.

Comment nettoyer un logement qui aurait été occupé par des personnes infectées par le coronavirus COVID-19 ?

Le coronavirus COVID-19 persiste jusqu’à 3 heures sur des surfaces inertes sèches et jusqu’à 6 jours en milieu humide. Pour nettoyer et désinfecter un logement occupé par personnes touchées par le coronavirus COVID-19, il est recommandé d’employer les produits de nettoyage et de désinfection classiques : utilisation d’un détergent dans les pièces d’eau (notamment les éviers, lavabos, douches, baignoires et cuvettes des WC), suivi d’une désinfection à l’eau de javel diluée et utilisée selon les indications du fabricant. En cas d’utilisation de gants, privilégier des gants à usage unique, qui devront ensuite être jetés. Quant aux surfaces dites sèches du logement (meubles, sols, literie, textiles...) le virus ne survit que 3h00, passé ce délai après le départ du cas confirmé, il n’y a plus aucun risque.

En cas de signes d’infection respiratoire (fièvre, toux, difficultés respiratoires) dans les 14 jours suivant votre retour de Chine, ne vous rendez pas chez votre médecin appelez le 15.

Pour connaître l’ensemble des informations et recommandations concernant le nouveau coronavirus par téléphone appelez le 0 800 130 000 tous les jours de 09h00 à 19h00.

Le ministère des Solidarités et de la Santé rappelle, pour les personnes qui auraient séjourné en Chine récemment, les précautions à prendre en cas de signes d’infection respiratoire (fièvre et toux/difficultés respiratoires) dans les 14 jours suivant le retour :

- contacter le Samu Centre 15 en faisant état des symptômes et du séjour récent en Chine.
- ne pas se rendre chez son médecin traitant ou aux urgences, pour éviter toute potentielle contamination.

Pour les personnes qui partent en voyage dans les zones touchées par le virus :

- d’éviter tout contact avec des animaux, vivants ou morts.
- d’éviter de se rendre sur les marchés où sont vendus des animaux vivants ou morts.
- d’éviter tout contact rapproché avec des personnes souffrant d’infection respiratoire aiguë.
- de ne pas manger de viande non ou peu cuite.
- de se laver régulièrement les mains avec de l’eau savonneuse ou avec des solutions hydro-alcooliques.
- consulter le site de conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères.

En cas de symptômes d’infection respiratoire (fièvre et toux/difficultés respiratoires) il est recommandé :

- de porter un masque chirurgical si l’on est en contact avec d’autres personnes.
- d’utiliser des mouchoirs jetables et de bien se laver les mains régulièrement.
- lors de son voyage en Chine : de consulter rapidement un médecin localement.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site internet du Gouvernement.

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